Corbeaux. Journal 2000

sans dateSamedi 13 mai 2000, deux heures et demie de l’après-midi. Une étrange sérénité m’est venue, m’a quitté, m’a repris.

Libération, qui la semaine dernière refusait mon texte sous prétexte que « la polémique avait tendance à se calmer », publie encore un article d’insultes, ce matin, écrit par un type, Thomas Clerc, dont le nom ne me dit rien et qui, venant pisser sur moi une fois que le gros de la troupe m’a renversé dans le caniveau, me traite de “petit-maître” et de “petit bourgeois qui se prend pour un aristocrate”.

“Fasciste”, passe encore. “Antisémite”, “pétainiste”, “maurrassien”, what do you have ? Mais “petit-maître”, ça m’a vexé.

Cela dit ce professeur agrégé de lettres modernes ne doit pas être très féru de peinture car il ne sait pas ce que c’est qu’un “petit-maître”, d’évidence. Il croit que c’est un artiste de second rayon qui s’attaque à des sujets trop grands pour lui. Quelqu’un devrait lui expliquer que c’est un artiste excellent, au contraire, dans des registres secondaires.

Dans sa péroraison le bonhomme en vient à me tutoyer, tellement il est content de lui, et satisfait d’avoir une bonne occasion de dégourdir ses bottes neuves, et de faire jouer sans risque ses petits muscles. En voilà un qui a l’instinct policier chevillé au corps, par exemple ! Le prévenu est pieds et poings liés, en plus il est sans avocat — c’est le moment de lui montrer combien l’on est du bon côté de la barrière, ce qu’on sait faire, ce que l’on est, et à quel degré lui n’est rien.

Oh la passion de la force, chez tous ces gens-là ! L’adoration du succès ! La vénération de la victoire ! L’impatience de montrer aux maîtres, aux vainqueurs, avec quel enthousiasme on est à leurs côtés ! Combien l’on méprise ceux qui tombent, qui sont tombés, et qui déjà n’existent plus qu’à peine ! C’est exactement le genre de sentiments qui à d’autres époques... Mais passons...

Robbe-Grillet a refusé de signer la pétition élaborée chez Flatters mardi dernier, et il a même interdit à sa femme d’y apposer son nom d’épouse. Elle peut mettre Jeanne de Berg, si elle le souhaite. Lui trouve que j’ai bien cherché ce qui m’arrive.

C’est aussi l’opinion d’Echenoz. « Toute cette affaire sent mauvais », dit-il. « C’est lui qui sent mauvais ! » dit Flatters indigné.

L’homme de ménage de Jim devait venir ici ce matin, il me fallait lui laisser le champ libre. Je suis donc sorti et j’ai marché dans midtown, par un beau temps chaud. Tout le musée d’Art moderne est occupé par une grande exposition — une constellation d’expositions plutôt, qui est intitulée Making Choices, et qui à mon avis n’a pas grand sens, justement parce qu’elle n’en fait pas, de choix. Flatters dit que je suis définitivement catalogué comme “écrivain de droite”. Ça ne me paraît pas si épouvantable que cela, à vrai dire ; d’autant qu’“écrivain de gauche”, non plus, ne paraît pas une étiquette très désirable. Si ces choses-là les amusent...

Hier j’avais marché jusqu’au 420 West Broadway, au début de l’après-midi, et j’y avais trouvé sens dessus dessous les locaux de la galerie Sonnabend — toutes cloisons défoncées et toutes portes béantes. Dans les salons de l’hôtel Plazza on voit des gens en short et en T-shirt, et des jeunes gens affalés sur des canapés : ils ont l’air d’étudiants, pour mettre les choses au mieux, et pas plus fortunés que d’autres, et pas moins négligés. Le maire de New York a quitté sa femme. Alain Finkielkraut a accepté de signer la pétition en ma faveur. Je suis retourné à Columbia, pour des histoires de papiers à remplir. Il fait un temps magnifique. À la Frick Collection, avant-hier, j’ai vu Le Cavalier polonais.Au Gotham Book Mart, de nos jours, une dame âgée qui entre avec un sac doit le laisser en dépôt à la caisse, crainte qu’elle n’aille y glisser un ou deux livres. Oh je déteste mon époque ! On y est humilié du matin au soir. Si ma grand-mère avait pu imaginer une chose pareille, mais elle serait morte de honte ! Qu’on lui fasse ouvrir ses bagages au moment de quitter un hôtel, par exemple, pour vérifier qu’elle n’emporte pas les serviettes de bain ! Eugène Leroy est mort jeudi dernier.

Le cavalier m’a déçu, dans un premier temps. Il avance de gauche à droite, en effet, et j’étais certain du contraire. Dans la main quelque chose ne va pas. Tient-on une arme de la sorte ? Et puis la toile était plus grande, dans mon souvenir.

On se croirait à Volterra : salle des Voyages vers la mort en bateau, salle des Voyages vers la mort en chariot, salle des Voyages vers la mort à cheval. Forse che si, forse che no. Quand on marchait dans l’atelier, à Wasquehal, on devenait un Leroy, tant il y avait de peinture partout, et sur le sol, accumulée depuis cinquante ans, mais toujours fraîche.

Cela dit je n’y suis jamais allé. Pourquoi spécialement “polonais” ? Il nous regarde dans les yeux, comme cet autre guerrier au milieu des batailles, chez Ucello. Quatuor à cordes, tons bruns. Le vieux Rembrandt en costume oriental, un peu plus loin, musicalement c’est le même tableau.

La galerie Werner de Cologne réclame qu’on lui rende Au dehors, le seul Leroy qui reste à Plieux, accroché dans ma chambre à gauche de la fenêtreJe n’ai pas eu le temps de m’en occuper, bien entendu. Et je n’ai guère les moyens de payer le transport. « Mais il a un œil au beurre noir ! » a dit un enfant parmi les visiteurs, l’an dernier.

Dans l’épaisseur de la pâte, en effet, avec le temps apparaît un visage. Autorittrato, dans l’air du soir. Mourir est un pays que tu aimais. Mourir est un pays où nous progressons parmi les symboles, qui nous guettent et sont prêts à nous ravir le sens.

Le voyageur étrusque, est-ce pour cette raison, la tête enveloppée d’un manteau. Il s’avance voilé. Le vaghe stelle dell’orsa. Et lui s’en va vers la gauche, il me semble. Mais à présent je ne sais plus. Ou bien si cette façon de tenir la lance, le poignet retourné de cette étrange manière, contre la hanche, c’est afin de pouvoir s’en servir très vite, si le besoin s’en fait sentir ?

Leroy disait toujours : Rembrandt, Rembrandt. Mais il disait aussi : Rimbaud. Et bien entendu : Giorgione. Ce que j’appelle penser ensemble. Le Cavalier polonais. I rouge, U vert, O bleu. Un lac ? Encore un fois je connais mieux Leopardi que quatre-vingt-dix-neuf pour cent des Italiens. Une touche rouge, est-ce l’alto, qui reprend le thème de la jambe, et celui de la calotte du chapeau ? Questo supremo.

Scolorar del sembiante. Peut-être même un château. Lui ne vient pas de cette citadelle, en haut à gauche. Il ne va pas vers cette église, ni ne se dirige vers cet antre. D’ailleurs tout cela est noyé dans le brun du violoncelle. Il faut regarder très longtemps pour l’entendre.

Ni beau ni laid. Très grave, mais sans emphase. Intéressé, mais très ailleurs. Loin. Venant de loin, et qui va loin, mais loin quand il est ici : comme un qui saurait quelque chose, et s’étonnerait qu’on s’en étonne. Hola, de la vida ! ¿ Nadia me responde ?

Il y a des moments de la vie où l’on a besoin de voir un Giorgione comme un cardiaque d’une bouffée d’oxygène. De l’air ! De l’air ! Et pourtant ce vieux paysan, près de Recanati : Sempre caro mi fu quest’ermo colle, E questa siepe, che da tanta parte Dell’ultimo orizzonte...

Mais ils ne veulent pas qu’il y ait une connaissance par le temps. “Essentialiste”, mon cul ! Le seul fait d’avoir été là, comme au matin des batailles... Moi qui suis un champion de l’absence, pourtant...

Son seul prestige ?
    N’avoir pas été là.

Dans la liste des titres que j’aime, j’ai oublié celui-ci : Le Dimanche de Bouvines.

Machin-Truc écrit que les poils le dégoûtent, et qu’il écarte un amant qui n’est pas assez glabre à son goût : je ne me sens pas offensé pour autant ! Saint-Simon aurait méprisé ma naissance. Hugo juge les Auvergnats rustauds. Toulet déteste les pédérastes, comme il dit. En Gascogne, je ne prétends pas qu’on me prenne jamais pour un Gascon.

L’autoportrait de Leroy est à contre-jour, dans ma chambre. Le visage n’apparaît que le soir, quand on allume les lampes. Au moment où je commence à lire, dans mon lit, je le vois qui s’extrait de l’ombre, entre deux phrases.

Rien que d’y penser j’ai sommeil. À Rockfeller Center la librairie française n’occupe plus qu’une toute petite partie de ses anciens domaines, et bien qu’on y trouve encore quelques livres de gare, elle a plutôt l’aspect d’un magasin de souvenirs, à présent. L’autre, celle de La Guardia Avenue, près de N.Y.U., qui était nouvelle lors de mon dernier passage, a déjà fermé ses portes.

Nous mourrons, cela est très sûr. Ô ma France ô ma délaissée...

Ce sont toujours les magasins de mode qui marquent le début de la fin, pour un quartier qui fut intellectuel, ou artistique. Mais j’ai horriblement sommeil.

Edward Gorey est mort le mois dernier. Le Gotham lui rendait hommage, par une vitrine à la Bergotte.

J’ai marché de West Broadway jusqu’à Chelsea et passé un moment avec Antonio Homem dans les nouveaux espaces de Sonnabend, tout au bout de la vingt-deuxième rue, près de l’Hudson. Les divers portiers de l’immeuble, ici, ceux qui appellent Jim Jim et lui tapent sur l’épaule, ont tendance à me faire la tête : peut-être me trouvent-ils trop poli ? Aussitôt qu’un musée doit rapporter de l’argent, il ne peut plus rester musée proprement dit et doit produire “événement” sur “événement”, exposition sur exposition, afin que le même public ait l’occasion de revenir continuellement.

Au Gotham Book Mart où travaillait X., alors que vivait encore cette libraire fameuse, amie de Marianne Moore, dont le nom m’échappe à présent — Florence Quelque chose, il me semble —, au Gotham Book Mart tout est défraîchi, et même les livres neufs ont l’air de livres d’occasion. Je voyais hier à la télévision un film rose des années cinquante, et remarquais qu’une bourgeoise new-yorkaise de l’époque, par sa façon de s’habiller et de parler, de se tenir et d’habiter son immeuble, ou la terre, était plus proche d’une femme du monde au temps de Louis XV que d’un personnage du cinéma contemporain, ou même de la vie d’aujourd’hui. Il ne faut pas penser avec son époque : ce n’est pas la bonne distance. Nietzsche est encore celui qui avait le mieux prévu le triomphe de la plèbe.

Rien n’est creusé, au MoMA : une exposition s’appelle à peu près Modern Art despite of Modernism — et ce serait un sujet passionnant, bien sûr. Mais on voit bien que les œuvres choisies l’ont été par facilité, parce qu’elles étaient dans les collections du musée, pour la plupart. Et si un sens se dégage de tout cela, malgré tout, c’est presque au hasard, et ce n’est pas le bon.

Le pauvre Charles Porter, à Montréal, lors d’un colloque où il parlait d’Incomparable, a été violemment pris à parti par Didier Eribon, qui ensuite a quitté la salle, quand Porter a pris la parole. Pour une galerie c’était un geste tout à fait aventureux, au début des années soixante-dix, alors que le quartier de l’art contemporain c’était l’Upper East Side, d’aller s’établir sur West Broadway, parmi les ateliers de confection.

Jean Frémon a refusé de signer la pétition « parce qu’il ne signe jamais de pétition ». Sous prétexte qu’il y a un gros pneumatique noir dans une composition de Rauschenberg, d’ailleurs très belle, au musée, on l’environne de photographies de garage, par exemple. Pierre parle de lui-même comme s’il s’agissait d’un personnage sur lequel il aurait très peu d’influence. Il est vrai que Charles Porter avait intitulé sa communication L’Incomparable Renaud Camus, ce qui était looking for trouble, évidemment, dans le contexte actuel.

Je suis constamment obligé de soutenir le moral de mes troupes, c’est le comble ! Et donc West Broadway qui était alors un quartier où personne ne songeait à mettre les pieds est devenue soudain, pour un quart de siècle, la Mecque de l’art contemporain ; mais à présent, par un nouveau retournement, c’est une espèce de Saint-Germain-des-Prés pleine de boutiques de mode, de cafés et de galeries de troisième ordre, que les touristes visitent en groupe, sous la conduite d’un guide. Tout est mort : la représentation peut commencer.

L’article de Libération est intitulé La trahison de Renaud Camus. Il est écrit par un certain Clerc. Lorsqu’on s’appelle Clerc, c’est ma première idée, on a le mot trahison tout prêt, par syntagme figé et par référence à Benda. Mais je connais un autre Clerc qui est le garçon le plus adorable de la terre, et la loyauté faite lecteur. Exit donc la belle théorie du nettoyage onomastique.

Le mieux serait évidemment de pouvoir garder Plieux et de disparaître : continuer d’en disposer comme d’une base pour les livres et les chiens, mais avoir les moyens de courir le monde incognito pendant ce temps. J’ai retiré l’adjectif moral de l’Éloge moral du paraître, et je crois bien que j’ai eu tort. Il y a aux États-Unis beaucoup de bons restaurants désormais — j’en ai pratiqué plusieurs au cours de ce voyage : à Philadelphie, à New Haven, à Eugene. Prouver que l’on pense bien tout ce qu’il faut penser, tout ce que tout le monde doit penser : on dirait qu’il n’y a pas d’urgence plus stridente. Tandis que les galeries d’art vivant, elles, émigrent à nouveau comme un seul homme. En revanche la nourriture de consommation courante, celle que j’achète ici chez les traiteurs du voisinage, par exemple, est totalement dépourvue de saveur et de goût. Cette impatience qu’on leur voit, à tous, de donner de leur conformité des preuves irréfragables...

   

Sept heures. Philippe Mangeot, ancien président d’Act Up Paris, qui a réalisé pour Têtu le long entretien avec moi qui doit paraître à la fin du mois, m’écrit en ne plaisantant qu’à peine qu’il peut éprouver comme moi, quoiqu’à un degré moindre, ce qu’il en est d’être un paria, un bouc émissaire ou un agneau sacrificiel, un objet d’opprobre et de scandale, en tout cas : car tout son entourage, et spécialement “le garçon qu’il aime”, comme il dit, lui en veut d’avoir travaillé avec moi. Il s’est gravement compromis : il est celui qui a donné la parole à l’antisémite fasciste...

Si lui-même pour m’avoir posé quelques questions est en butte à pareilles suspicions, quel mépris a-t-on en réserve pour moi, quelle est l’horreur que j’inspire, sous quelles malédictions vais-je plier ? Or je n’ai fait qu’écrire : « les collaborateurs juifs du Panorama de France Culture exagèrent un peu, tout de même ». De quel supplément de fureur et de haine disposerait-on contre moi si j’avais appelé à leur limogeage — lequel est bel et bien survenu, mais certes pas de mon fait ?

Quelle abomination plus marquée resterait-il pour m’en abreuver si j’avais réclamé des quotas — que je ne réclame certes pas, mais dont il est question de toute part ces temps-ci ?

Y a-t-il une vindicte que je n’ai pas encore essuyée, et qu’on pourrait déverser sur moi si j’avais écrit Doulce France, Bagatelles pour un massacre ou bien Mein Kampf, tant que nous y sommes (qui paraît-il est en vente libre — j’ai peine à le croire —, tandis que La Campagne de France est retiré des librairies) ?

Si j’avais égorgé un petit garçon après l’avoir violé, les conséquences immédiates seraient peut-être un peu plus graves mais la déconsidération qui m’entoure ne serait pas beaucoup plus sensible, et je serais à peine plus gravement pestiféré.

Suis-je fondé à voir là, tout de même, une sorte de folie collective, de refus exaspéré de la nuance, d’aveuglement volontaire, d’ivresse surtout, chez tous et chez chacun, à surenchérir indéfiniment dans la conformité passionnée, enthousiaste, impatiente, au discours qui tient le haut du pavé médiatique ?

Comme cette violence est jeune, depuis toujours ! Comme on y sent la joie millénaire de rejoindre la meute ! Quelle ardeur à sauter dans le rang des chasseurs! La bonne odeur du sang rend fous les polygraphes. Pouvoir déchiqueter sans quitter son bon droit, et même avec la bénédiction générale, et quelque espoir de promotion, ce n’est pas une occasion qu’ils vont laisser passer.

Rien n’est délicieux dans une société comme la violence autorisée, encouragée, bénie : tous les plaisirs de la férocité roulés dans ceux de la vertu, sanctionnée par l’approbation du peuple et la bienveillance des puissants...

Paul Otchakovsky, je l’ai déjà noté, juge que l’article de Patrick Kéchichian dans Le Monde est « le plus intelligent qui ait été publié depuis le début de l’affaire ». Je n’ai pas vu cet article, mais on me dit que Kéchichian me reproche par exemple d’avoir écrit que « le sort infligé aux juifs par les nazis est probablement le plus grand crime de l’histoire de l’humanité ». Dans ce probablement Kéchichian prétend reconnaître l’expression d’un doute sur la réalité de l’Holocauste. Est-ce là imbécillité de sa part, ou bien abyssale mauvaise foi ? Et comment peut-on trouver cela “intelligent” ?

J’ai scrupule à l’écrire, tellement ce me semble évident, mais ce probablement ne porte en aucune façon sur l’existence historique de la “solution finale”, dont il ne met en cause à aucun degré la réalité. Il ne fait que payer son tribut à l’immensité de la cruauté de l’homme, que je crois à peu près sans limite, et dont il ne me semble pas absolument exclu, quoique assez peu vraisemblable, tout de même, qu’elle ait au cours de l’histoire perpétré crimes plus effroyables encore, s’il en est seulement de concevables. Du côté de l’histoire de la Chine ? De la conquête des Indes ? De la déportation des Noirs ? De l’extermination des Indiens ? Non, bien sûr, les chiffres ne peuvent pas avoir été les mêmes, ni l’abjection industrielle des procédés. Le massacre des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale est bien probablementen toute probabilitépresque certainement, le crime le plus effroyable de l’Histoire.

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