créée le samedi 4 février 2017, 11 h 52
modifiée le samedi 4 février 2017, 12 h 00
Plieux, vendredi 3 février 2017, deux heures du matin.
On reproche beaucoup à Emmanuel Macron de n’avoir pas de programme. Et, bien que j’aie moi-même beaucoup de choses à lui reprocher, et que, pour ma part, j’aie bel et bien un programme, dont vingt exemplaires de l’édition sur papier me sont parvenus aujourd’hui même, justement, ce n’est certes pas sur ce point-là que je concentrerais mes attaques. Les intentions d’Emmanuel Macron, incarnation idéale du remplacisme global, sont parfaitement claires à mes yeux.

Les programmes ont peut-être un intérêt en politique — ils n’en ont guère au regard de l’histoire. En situation de tragédie, comme l’invasion actuelle et le changement de peuple, les prises de position des uns et des autres pourraient tenir en trois mots : refus, consentement, révolte, collaboration, statu quo, remigration, etc. Ce sont pas les programmes, qui comptent, ce sont les postures, et je l’entends pour une fois en un sens positif. Tous ces doctes pompeux qui jouent les experts et disent qu’ils ne sauraient se décider pour tel ou tel candidat avant de connaître en détail son programme, et de savoir exactement quelles sont ses intentions précises au regard des P.M.E., ou bien quant aux intermittents du spectacle, ou encore sur le sujet majeur  (et dont je ne sous-estime pas un seul instant l’importance…) des transports en Île-de-France, ceux-là sont au mieux des imbéciles ; et au pis ce sont des traîtres. 

Il y a là d’ailleurs une raison de plus pour limiter de façon draconienne les dépenses de campagne autorisées. Tous ces meetings à gauche et à droite à grand renfort de faisceaux lumineux, de musiquette et d’histrions invités, ou payés pour être là et se produire cinq minutes, sont un enfantillage, bien caractéristique des sociétés d’hébétude. Ce qu’un futur chef d’État peut avoir à dire s’exprime en quelques phrases, et il peut très bien les prononcer ou les écrire dans le silence de son cabinet. On comprend. On sait. On voit. 

voir l’entrée du vendredi 3 février 2017 et son image dans Le Jour ni l’Heure

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