créée le jeudi 11 octobre 2018, 9 h 56Plieux, mercredi 10 octobre 2018, une heure et demie du matin. J’ai dû répondre assez longuement ce matin, encore que sous forme abrégée et un peu cavalière, point par point, paragraphe par paragraphe, à une lettre d’un docteur Cosculluela, qui souhaitait revenir sur la démission du CNRE, à la suite du film de Jean Robin, de son ami le docteur De Peretti, président de Vigilance Halal :

« Docteur,

« veuillez me pardonner, je suis obligé de répondre trop sommairement à votre lettre importante, car si je devais lui consacrer le temps qu’elle mérite, il s’écoulerait trop de temps —  je suis très bousculé par des voyages et des travaux urgents à mener à terme. 

Maître,

 Lorsque vous évocâtes, ou était-ce Monsieur Vallet, le départ d’Alain De Peretti du CNRE, je soulignai que les raisons en étaient plus complexes et proposai, après discussion avec celui-ci, de revenir sur la question que j’estime essentielle.

« Bien.

 Je voulais (nous voulions) tout d’abord vous féliciter d’avoir posté le “film” de Jean Robin qui dévide sa haine tel un égout qui se déverse.

« ...

Nous allons essayer d’évoquer dans l’ordre les divergences relevées :

—  Votre présence et celle de Tillinac, n’avaient pas lieu d’être auprès de cette vermine islamique de nos points de vue. Vous avez  adopté une symbolique gaulliste et résistancialiste, imaginez vous le général de Gaulle avec le Docteur Goebbels ou Himmler, les imaginez-vous se saluant courtoisement, les ronds de jambes subsumant l’arthrose ?

« Je n’étais pas président du CNRE quand j’ai rencontré ces messieurs. Ils n’occupent pas officiellement notre pays. Je ne vois aucune raison de ne pas discuter avec eux. Il le faudra bien quand il conviendra d’organiser la remigration. Je n’ai aucune raison de refuser des échanges polis où j’ai l’occasion d’échanger mon point de vue sans en rien retrancher. Je ne me suis d’ailleurs jamais caché de ce colloque, que j’ai dûment signalé dans toutes mes publications, et évoqué dans mon journal. J’ignorais qu’il avait été filmé, ou du moins qu’une version filmée en avait été diffusée. Elle ne m’a jamais été envoyée, preuve que les autorités musulmanes, qui ne l’ont pas exploitée, n’ont pas estimé avoir quelque chose à y gagner. Cette diffusion ne m’embarrasse en rien, j’assume tous les propos tenus, et même le ton courtois d’un colloque dont j’étais l’hôte. Je ne suis pas bordelais, je n’ai pas avec les organisateurs le long contentieux spécifique du docteur De Peretti. Et vermine islamique n’appartient pas à mon vocabulaire. 

Comment peut-on dissocier les remplaçants de leur idéologie prévalente, l’islamisme, voire la juger compatible, dans sa version bio ou vegan sans doute ? avec la “République” ?

« Je ne la juge pas compatible avec la République, ni surtout avec la France, je l’ai dit et écrit mille fois, et j’ai beaucoup reproché à Marine Le Pen d’en juger autrement. J’ai même été condamné à plusieurs reprises pour “incitation à la haine envers les musulmans”, ce qui n’est pas le cas du docteur De Peretti, que je sache. La Fédération des Musulmans de la Gironde était parfaitement au courant de tout cela quand elle m’a invité. Les accusations de collaborationnisme sont délirantes. Mon programme personnel (“Une chance pour la France”) prévoit la fermeture de la plupart des mosquées. 

La problématique que vous avez magnifiquement développée, celle du remplacisme ne peut en effet se dissocier de l’outil idéologique qui la propulse et la prône, l’Islam, cette religion de la violence, de la soumission de l’autre (la dhimmitude) etc…

« Malentendu total et complet, qui montre que vous ne m’avez pas du tout lu, pas du tout entendu ou pas du tout compris. L’islam n’a rien à voir avec le remplacisme, il ne le propulse ni ne le prône, il est profondément identitaire au contraire. Il est du côté des remplaçants, nullement des remplacistes, qu’il bouffera à la première occasion. C’est d’ailleurs une circonstance plutôt aggravante, car l’islam, lui, si par malheur il était un jour au pouvoir dans notre pays, n’aurait pas la moindre intention de se laisser remplacer. Il fournit au remplacisme global ses contingents, il est la matière du Grand Remplacement (ce qui est une circonstance très aggravante), il s’y prête avec enthousiasme car il est conquérant par essence, mais il n’a rien à voir avec l’esprit taylorisé du remplacisme, bien au contraire — toutes choses que j’ai expliquées très expressément à Bordeaux. Évidemment elles passent à mille coudées au-dessus de la tête du débile Robin, mais je suis surpris de voir M. De Peretti sembler reprendre à son compte l’imbécile interprétation robinienne, qui retient seulement “l’islam n’a rien à voir avec le Grand Remplacement” — ce que je veux dire est que l’islam n’a rien à voir avec le remplacisme, il est possible que ma langue ait fourché (je ne le crois pas). J’ai comparé cent fois remplacisme et islam à deux totalitarismes rivaux, liés pour le moment par une sorte de pacte germano-soviétique qui n’en finit pas, parce que les deux parties y ont un intérêt provisoire. Ces deux totalitarismes ne se confondent en rien, ils sont même d’essences radicalement divergentes. 

Nos ennemis sont ceux qui menacent l’Europe historique, c’est à dire blanche et chrétienne, les étrangers ethniques et, en premier lieu musulmans.

« En effet. 

Votre emblème, la croix de Lorraine, nous parait de nature à diviser ceux qui pourraient se réunir tant le gaullisme ne nous paraît pas une référence historique de fond.

« Dont acte. Il est une référence capitale pour moi. 

De même votre éloge de la bourgeoisie, classe à l’origine de la mondialisation, indifférente à l’appartenance (hormis de classe), nous paraît peu fondatrice d’un projet sociétal crédible.

« Il n’y a pas dans mes travaux d’éloge de la bourgeoisie à proprement parler. Il y a le constat que le concept de culture est historiquement lié à cette classe disparue (la noblesse ne l’avait pas connu, la petite bourgeoisie le met en pièces, tout en en gardant le nom par hypocrisie). Ce que je crois, c’est qu’il faut une “classe cultivée” si l’on veut la culture. Cette classe cultivée aujourd’hui détruite ne se confondait nullement avec la bourgeoisie, mais elle en était très majoritairement extraite. Quoi qu’il en soit, ces considérations sont liées à mon travail personnel et n’ont jamais interféré le moins du monde avec le CNRE, qui se concentre sur deux points uniquement : constat du Grand Remplacement, exigence de la Remigration. Le CNRE n’adopte en rien l’ensemble de mes vues, bien au contraire. Par exemple je ne sache pas qu’il se soit jamais montré décroissantiste.  Je n’ai jamais prétendu être le président idéal de cet organisme. Je le suis parce que c’est moi qui l’ai fondé (avec Karim Ouchikh). Rien ne s’oppose à ce que j’y sois … remplacé.

Je (nous) pensons que ces divergences, parmi d’autres, expliquent la faiblesse d’attraction (ou la force de répulsion) du CNRE.

« Voir ci-dessus.

Enfin pour finir, ces identitaires auxquels vous ne vous assimilez pas nonobstant une fréquentation assidue (collusion bourgeoise et saucisson-pinard) sont, sous le nom du Bloc Identitaire, ceux qui se sont opposés à la construction de la grande mosquée de Bordeaux, de Tareq Oubrou, sous le parrainage d’Ali Juppé voici quelques années.

J’ai toujours manifesté une grande sympathie et beaucoup d’admiration pour les Identitaires, et je ne la renie nullement. J’ai toujours soutenu toutes leurs initiatives, tout en n’étant pas identitaire moi-même pour des raisons philosophiques (je vois l’identité comme un deuil de l’être, auquel elle se contente d’être identique — les poilus de Verdun n’étaient pas “identitaires”, ils étaient français). D’autre part, tout en en comprenant les raisons, je pense que l’isolement volontaire des Identitaires, qui ne renvoient jamais jamais jamais la pareille à ceux qui les soutiennent obstinément, est une erreur historique majeure. Ils refusent l’unité, alors que seule l’unité peut nous sauver. J’ajoute que leur façon de tirer la couverture à eux lors de l’affaire du Bataclan, comme si le succès leur était exclusivement dû, manquait singulièrement d’élégance. 

« Je ne comprends pas l’allusion à la “collusion bourgeoise”  — “collusion bourgeoise” avec les Identitaires ????? 

Cela engendre un sentiment d’étrangeté que de vous voir partager  .....un repas halal ?

« Non, rassurez-vous, pas du tout halal, en tout cas pas pour moi — dans un restaurant des quais, à la carte, en compagnie du grand-rabbin de Bordeaux et de l’évêque auxiliaire.  

Croyez, Maître, en nos respectueuses salutations.

« Veuillez recevoir, Docteur, l’assurance de ma vive considération,

Daniel Cosculluela et Alain De Peretti

« Renaud Camus »

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