Le Jour ni l’Heure
décembre 1972

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créée le samedi 18 avril 2015, 12 h 00Mardi 5 décembre 1972. Paris.

Wittgenstein. — Factual <—> non factual — Factual propositions, factual disciplines, etc. — non factual or “a priori” [la lettre phi] cannot establish religion and morality on a factual basis, traditional metaphysics is not possible — Aim of the Tract. [Tractatus logico-philosophicus] : to plot the limit of factual language. — Grossness of ordinary factual propositions, to be analysed into their basic components, “elementary propositions” : factual propositions [>>>>] elementary propositions. — Elementary propositions logically independent of one another. — If a propositions must have a precise sense, it must be possible to draw a sharp line [manque un mot ? around ?] everything that would be the case if it were true. W. owed this idea to Frege. — Neither religion nor morality nor aesthetics nor philosophy can be expressed in factual propositions. — Complete nonsense is produced when someone tries to take factual propositions beyond their limits : ex. traditional metaphysics. —
                                                      from : D.P. Pears : “The development of W. [Ludwig Wittgenstein]’s Philosophy” in N.Y.R. of Books [The New York Review of Books]

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modifiée le lundi 20 avril 2015, 11 h 47Mercredi 6 décembre 1972. « Boulogne, Calais and back. Dîner à Arras. » (???) [Bref voyage pour voir le nouveau musée d’art contemporain de Boulogne ?]

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créée le lundi 20 avril 2015, 11 h 48Jeudi 7 décembre 1972. Paris. Pas d’entrée.

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créée le lundi 20 avril 2015, 12 h 01Vendredi 8 décembre 1972. Paris. 

« déj. av. Michel Demaizière et Jacques Oyahon. (Vatel [“Le Petit Vatel”, connu à la fois comme le restaurant le plus petit et le moins cher de Paris]. »

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Epistémé. «  Dans une culture à un moment donné, il n’y a jamais qu’une épistémé, qui définit les conditions de possibilité de tout savoir. » (p. 179), v. aussi p. 229, (discontinuité épist.). Une épistémé, mais pas « un champ épistémologique unitaire », à p. du XIXe s. (p. 259). V. aussi p. 287 : « …ce qui est important, ce qui permet d’articuler en elle-même l’histoire de la pensée, ce sont ces conditions internes de possibilité ». V. p. 292 : « le champ du savoir ne peut-il plus donner lieu à une réflexion homogène et uniforme en tous ses points ? » p. 357 « À partir du XIXe s., le champ épistémologique se morcelle, ou plutôt il éclate dans des directions différentes. » [Michel Foucault, Les Mots et les Choses]

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créée le mardi 21 avril 2015, 11 h 40Samedi 9 décembre 1972. Paris.

Foucault — L’homme, invention récente, “pli dans notre savoir”, promis sans doute à une disparition prochaine liée à une forme nouvelle de celui-ci : p. 15, 398 [Les Mots et les Choses]

Renaissance : « …un tel entrelacement du langage et des choses, dans un espace qui leur serait commun, suppose un privilège absolu de l’écriture » (p. 53). « Connaître une bête ou une plante, ou une chose quelconque de la terre, c’est recueillir toute l’épaisse couche des signes qui ont pu être déposés sur elle… » (p. 55) « Savoir consiste donc à rapporter du langage à du langage. À restituer la grande plaine univoque des mots et des choses » (ibid.) Avec l’ère classique « La profonde appartenance du langage et du monde se trouve défaite. Le primat de l’écriture est suspendu. » (p. 58) « Les choses et les mots vont se séparer » (ibid.) « Or tout au long du XIXe siècle et jusqu’à nous encore — de Hölderlin à Mallarmé, à Antonin Artaud —, la littérature n’a existé dans son autonomie, elle ne s’est détachée de tout autre langage par une coupure profonde qu’en formant une sorte de “contre-discours” et en remontant …/…

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créée le jeudi 23 avril 2015, 12 h 14Dimanche 10 décembre 1972. Paris

« …/… ainsi à la fonction représentative ou signifiante du langage [de l’ép. class.] à cet être brut oublié depuis le XVIème siècle » (p. 50-59). V. aussi p. 141, 142, 143, 180, 309 (enchevêtrement ontol. du lang. et du monde), 322,

XVII-XVIIIème siècle. « L’érudition qui lisait comme un texte unique la nature et les livres est renvoyée à ses chimères (...) L’écriture et les choses ne se ressemblent plus » (p. 62). « Ce qui distingue le langage de tous les autres signes et lui permet de jouer dans la représentation un rôle décisif, ce n’est donc pas tellement qu’il soit individuel ou collectif, naturel ou arbitraire. Mais qu’il analyse la représentation selon un ordre naturellement successif (...) linéaire. Or celui-ci est étranger à la représentation ». Le langage s’oppose aux autres signes « comme le successif au contemporain (...). C’est en ce sens strict que le langage est analyse de la pensée : non pas simple découpage, mais instauration profonde de l’ordre dans l’espace » etc. (p. 96-97). « Parmi tous les signes, le langage avait la propriété d’être successif : non parce qu’il aurait …/… »

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créée le dimanche 26 avril 2015, 11 h 43Lundi 11 décembre 1972. Paris.

«.../... appartenu lui-même à une chronologie, mais parce qu’il étalait en sonorités successives le simultané de la représentation » (p. 130) « « le langage analyse » : c’est là qu’a basculé, au XVIIème s., toute l’expérience occidentale du langage, — elle qui avait tjs. cru jusqu’alors que le langage parlait » (p. 131). « Une rumeur analogique des choses (...) Si le langage existe, c’est qu’au dessous des identités et des différences, il y a le fond des continuités, des ressemblances, des répétitions, des entrecroisements naturels » (p. 133) « Le continuum de la représentation et de l’être, une ontologie définie négativement comme absence de néant, une représentabilité générale de l’être, et l’être manifesté par la présence de la représentation, — tout ceci fait partie de la configuration d’ensemble de l’épistémé classique » (p. 219) V. aussi p. 320,

XIXème s. sequitur. — l’Histoire (p. 231-232) — grammaire générale → philologie, histoire naturelle → biologie, analyse des richesses → économie politique. « ... cet événement de la culture européenne qui est contemporain de la fin du XVIIIème s. ; le retrait du savoir et de la pensée hors de l’es- »

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créée le lundi 27 avril 2015, 12 h 01Mardi 12 décembre 1972. Paris.

« …/…pace de la représentation » (p. 255). Conséquences de la rupture épist. : p. 261. « C’est que bon gré mal gré la pensée qui nous est contemporaine et avec laquelle bon gras mal gré nous pensons, se trouve encore largement dominée par l’impossibilité, mise au jour vers la fin du XVIIIe s., de fonder les synthèses dans l’espace de la représentation » (p. 262) « La positivité de l’économie se loge dans ce creux anthropologique. L’homo œconomicus (...)c’est celui qui passe, et use, et perd sa vie à échapper à l’imminence de la mort  » (p. 269). Surgissement de l’Histoire, de l’anthropologie, de l’homme : « Histoire, anthropologie et suspens du devenir s’appartiennent selon une figure qui définit pour la pensée du XIXe s. un de ses réseaux majeurs. » (p. 274). Ricardo, Marx, « différences dérivées... le marxisme n’a introduit aucune coupure réelle » p. 274. Il s’inscrit sans difficulté dans l’épistémologie ambiante, qui l’attendait. / 332 / À partir de Cuvier, c’est la vie dans ce qu’elle a de non-perceptible, de purement fonctionnel …/… »

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créée le mardi 28 avril 2015, 10 h 47
modifiée le mardi 28 avril 2015, 10 h 48
Mercredi 13 décembre 1972.
Paris. 

«.../…qui fonde la possibilité extérieure du classement » (p. 280, important). Naissance de la philologie, son importance, Grimm, Rask; Bopp. — XIXe s. : la parole devient souveraine, opposée à l’ésotérisme de l’écriture (p. 298). Histoire encore, p. 306 — « Mais il ne s’agira pas maintenant de retrouver une parole première qu’on y aurait enfouie, mais d’inquiéter les mots que nous parlons, de dénoncer le pli grammatical de nos idées, de dissiper les mythes qui animent nos mots, de rendre à nouveau bruyant et audible la part de silence que tout discours emporte avec soi lorsqu’il s’énonce. Le premier livre du Capital est une exégèse de la « valeur » ; tout Nietzsche une exégèse de quelques mots grecs ; Freud, l’exégèse de ces phrases muettes qui soutiennent et creusent en même temps nos discours apparents, nos fantasmes, nos rêves, notre corps. La philologie comme analyse de ce qui se dit dans la profondeur du discours est devenue le forme moderne de la critique. Là où il s’agissait à la fin du XVIIIe s. de fixer les limites de la connaissance, on cherchera à dénouer les syntaxes, à rompre les façons contraignantes …/… »

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créée le mercredi 29 avril 2015, 11 h 43Jeudi 14 décembre 1972. Paris.

«.../... de parler, à retourner les mots du côté de tout ce qui se dit à travers eux et malgré eux » (Le langage fomente sans cesse Dieu dans l’ombre de ses lois : « Je crains bien (éc. Nietzsche) que nous ne nous débarrassions jamais de Dieu, puisque nous croyons encore à la grammaire ». (Crépuscule des Idoles) — p. 311.— Méthodes d’interprétation et techniques de formalisation : « Interpréter et formaliser sont devenues les deux grandes formes d’analyse de notre âge » (p. 312) —> «… en quel lieu de l’épistémé la philosophie moderne essaie de trouver son unité, en quel point du savoir elle découvre son domaine le plus large : ce lieu, c’est celui où le formel (de l’apophantique et de l’ontologie) rejoindrait le significatif tel qu’il s’éclaire dans l’interprétation » (p. 220). Apparition de la « littérature » (p. 312-313) « La littérature c’est la contestation de la philologie » (p. 313) « Au moment où le langage, comme parole répandue, devient objet de connaissance, voilà qu’il réapparaît sous une …/… »

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créée le jeudi 30 avril 2015, 11 h 26Vendredi 15 décembre 1972. Paris 

«.../... modalité strictement opposée : silencieuse, précautionneuse déposition du mot sur la blancheur du papier, où il ne peut avoir ni sonorité ni interlocuteur, où il n’a rien d’autre à dire que soi, rien d’autre à faire que scintiller dans l’éclat de son être » (p. 313) — «... l’homme est apparu comme doublet empirique-transcendental » (?)« Cette question consiste à se demander si vraiment l’homme existe » (p. 332-333) — « C’est sur l’analyse de ce mode d’être (de l’homme), et non plus sur celle de la représentation que depuis le XIXème s. la réflexion cherche à fonder philosophiquement la possibilité du savoir » (p. 346) — Incompatibilité du discours classique et de l’homme (p. 349) « On devine aussi quelle menace fait peser sur l’être de l’homme, ainsi défini et posé, la réapparition contemporaine du langage dans l’énigme de l’unité et de son être. Est-ce que notre tâche à venir est de nous avancer vers un mode de pensée, inconnu jusqu’à présent dans notre culture, et qui permettrait de réfléchir à la fois, sans discontinuité ni contradiction, l’être de l’homme et l’être du langage ? » (p. 349) —

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créée le vendredi 1er mai 2015, 10 h 56Samedi 16 décembre 1972. Paris

.../... être de l’homme ↔ être du langage (349-350) « Il se peut qu’il y ait là comme une ineffable béance » (350) — « L’ «anthropologisation» est de nos jours le grand danger intérieur du savoir » (p. 359) — «... lorsque l’analyse s’est faite au point de vue de la norme, de la règle et du système, chaque ensemble a reçu de lui-même sa propre cohérence et sa propre validité, il n’a plus été possible de parler même à propos des malades de «conscience morbide», même à propos des sociétés abandonnées par l’histoire, de «mentalités primitives», même à propos de récits absurdes, de légendes apparemment sans cohérence, de «discours insignifiants» » (p. 372) — (L’ethnologie « suspend le long discours «chronologique» par lequel nous essayons de réfléchir à l’intérieur d’elle-même notre propre culture, pour faire surgir des corrélations synchroniques dans d’autres formes culturelles » (p. 388) — Psychanalyse et ethnologie, 391 — Littérature, sa fascination contemporaine pour « l’être du langage » : p. 394-395 — le retour du

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créée le vendredi 1er mai 2015, 11 h 00Dimanche 17 décembre 1972. Paris

.../...langage (p. 395-396) : « L’homme s’étant constitué quand le langage était voué à la dispersion, ne va-t-il être dispersé quand le langage se rassemble ? » — (p. 397)

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16 Décembre. —

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créée le vendredi 1er mai 2015, 11 h 01
modifiée le samedi 2 mai 2015, 10 h 20
Lundi 18 décembre 1972.
Paris.

L’État des Lieux

Le Beau Temps

La Balustrade. [Titres envisagés pour Passage]

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créée le samedi 2 mai 2015, 10 h 23Dimanche 24 décembre 1972. Paris.

Dîner chez Harlan et Franck [?], rue du Vx.-Colombier. Mark [Steinbrink], Roland [Deyla]. 

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créée le samedi 2 mai 2015, 10 h 24Lundi 25 décembre 1972. Paris.

Dîner chez Harlan [?]. 

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créée le samedi 2 mai 2015, 10 h 38Vendredi 29 décembre 1972. Paris.

« ; en littérature comme dans la communication privée, si je veux être le moins “faux”, il faut que je sois le plus “original”, ou, si l’on préfère, le plus “indirect” (...) La raison en est que ce message premier qui devrait servir à dire immédiatement ma peine, ce message pur qui voudrait tout simplement dénoter ce qui est en moi, ce message est utopique. ; le langage des autres (...) me le renvoie (...) alourdi d’une infinité de messages dont je ne veux pas (...) Quiconque veut écrire avec exactitude doit donc se porter aux limites du langage, (...)

* Seule la forme permet d’échapper à la révision des sentiments parce qu’elle est la technique même qui a pour fin de comprendre et de dominer le théâtre du langage (...) (p. 11-12-13)

« Il n’est laissé à l’écrivain qu’une activité de variation, de combination : il n’y a jamais de créateurs, rien que des combinateurs, » (p. 14).

exprimer l’inexprimable <—> inexprimer l’exprimable.

                                         Barthes, Essai Critiques, préface.

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créée le samedi 2 mai 2015, 10 h 39Samedi 30 décembre 1972. Paris. Pas d’entrée. 

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créée le samedi 2 mai 2015, 10 h 41Dimanche 31 décembre 1972. Paris.

Antonio II.— Patrick Leclair.

Soirée chez Harlan et Franck, rue du Vx-Colombier [?].

Mark [Steinbrink], Michaël, etc. 

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